Le givre sur les lames doit être détecté par les gestionnaires d’actifs, en utilisant trois moyens différents : Les éoliennes peuvent être équipées d’un logiciel individuel pour détecter la glace ; ce logiciel détecte la déviation de la courbe de puissance ainsi que, entre autres, la température, ce qui entraînera l’arrêt de l’éolienne en cas de déséquilibre. Le propriétaire peut également choisir d’équiper ses éoliennes de détecteurs de glace et/ou de systèmes de surveillance spéciaux sur une ou toutes les éoliennes du parc. Ces détecteurs/systèmes surveillent les conditions et si les conditions indiquent une formation de glace, le parc éolien est arrêté.

Comme indiqué précédemment, la glace peut également causer des blessures aux structures publiques et environnantes et engager la responsabilité du propriétaire des biens. La catégorisation des risques liés à l’emplacement de la turbine est cruciale pour les mesures à prendre et les Pays-Bas ont développé un système à cet effet. Nous distinguons trois niveaux de localisation différents : les localisations A, qui sont des zones libres éloignées des routes et fermées au public, sont qualifiées de non critiques, tandis que les localisations B sont considérées comme peu critiques. Les emplacements critiques, également appelés emplacements C, sont des emplacements où les turbines sont situées à proximité de bâtiments et de routes où les piétons et les cyclistes sont présents.

Les Pays-Bas ont développé un système unique afin de réduire les risques et, en fonction de l’emplacement du parc éolien, différentes mesures d’atténuation doivent être prises : pour les turbines situées dans des emplacements A : Dans le cas d’un emplacement B ou C, des mesures supplémentaires telles que des plans ou procédures de sécurité, des avertissements et, si nécessaire, la rotation de la nacelle dans une position fixe. En outre, l’évacuation de la zone est l’un des résultats possibles de l’évaluation des risques. Les plans et procédures spéciaux pour les situations d’urgence liées à la glace doivent être mis à jour en permanence et révisés chaque année.

En France, une telle classification n’existe pas, mais il est obligatoire pour chaque parc éolien d’avoir un panneau à une bonne distance, indiquant le risque de projection de glace – même dans les régions du sud de la France, moins touchées par la glace. Lorsque les conditions s’améliorent et que la glace sur l’éolienne ou les pales fondent, on peut commencer à penser au redémarrage de l’éolienne ou des éoliennes. Cependant, avant tout redémarrage, la turbine doit être inspectée, et elle ne peut être redémarrée que si elle est exempte de glace. Cette inspection peut être effectuée soit : à l’aide d’un système de caméra : un personnel spécialement formé évaluera l’état de la turbine et des pales, si tout est dégagé, les turbines seront redémarrées à distance, soit à l’aide d’un personnel compétent et formé qui se rendra sur place pour inspecter la turbine. Si l’inspection montre que la turbine est libre de glace, les turbines seront redémarrées à distance ou manuellement.

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